Données socio-économiques

Nom de la villeBanfora
Nom de la régionCascades
Nom de la provinceComoé
Nombre d'habitants107
Ville jumeléeChauvigny (France) et Trino (Italie)
LanguesLe Dioula est la langue la plus parlée. Autres langues importantes: le Karh (parlée par les Karaboro), le Tcherma (parlée par les Gouin), le Tchourama (parlée par les turka), le mooré (parlée par les Mossi) et le Français.
EthniesLes Gouin, les Turka, les Karaboro, les Sénoufo et les Dogossè forment les principaux groupes ethniques de la région. On compte aussi beaucoup de Mossi et de Peuls.
ReligionsL'Islam, le Christianisme et l'Animisme.
Situation géographiqueBanfora est située à l'extrême Sud-Ouest du Burkina Faso.
FrontièresLa région des Cascades a des frontières avec la Côte d'Ivoire et le Mali. Les régions limitrophes sont la région des Hauts Bassins et la région Sud-Ouest.
ClimatLe climat est de type Sud soudanien, chaud et humide.
ReliefFalaises au Nord et Nord-Ouest, plaine à l'interieur de la ville.
CulturesL'agriculture vivrière est très développée, en particulier celle du maïs et des tubercules.Mais la principale culture reste celle de rente comme la culture de la canne à sucre.
Elevagevolaille, porcins, taurins, et quelques petits ruminants.
IndustrieBanfora est classée 3ième ville industrielle du pays, avec 4 grandes industrie: La Société Nouvelle des Grands Moulins du Burkina (SN GMB), unité industrielle qui transforme le blé et le maïs en farine; la Société Nouvelle de la SOciété SUcrière de la COmoé (SN SOSUCO); la SOciété des FIbres TEXTILE (SOFITEX); la SOciété de Production d'ALcool (SOPAL) qui fournit tout le pays en alcool médical. En dehors de ces industries, la ville compte 02 importantes scieries et de nombreux sites aurifères.
Nombre de lycées publics3
Nombre de lycées privés10
Nombre de cyber-cafés8
Autres structures de formation publiquesAgence Nationale pour la Promotion de l'Emploi (ANPE) et 02 cours du soir organisés par 02 structures syndicales SYMTER et SNESS

Histoire de la ville et de la région

LE PASSE DE BANFORA, NOTRE HISTOIRE

« Nul n’a le droit d’effacer l’histoire d’un peuple car un peuple sans histoire est un monde sans âme »

Et c'est l'histoire qui est notre source de référence pour expliquer à nos enfants, à nos petits-enfants, nos origines, nos cultures...

Banfora, une cohabitation ancienne et pacifique

Selon les récits oraux, les Karaboro, venus du Ghana, sont la population autochtone la plus ancienne et le père fondateur est Gbafôt qui signifie « clairière » en langue Karaboro ; ce nom fut donné à la ville d’où le nom Banfora. Les Gouin, venus du nord de l’actuel Ghana,  rejoignirent les Karaboro au 17ème siècle. La ville aurait été fondée au 19ème siècle. Les Karaboro possédaient les terres tandis que les Gouin assumaient l’autorité politique et administrative ; c’est pourquoi le premier chef de canton est Gniambia, un Gouin. Les Turka, les Sénoufo sont venus s’ajouter à ces deux groupes ethniques. Aujourd’hui, on rencontre d’autres groupes ethniques tels les Lobi, Dagara, Mossi, Dioula, Peulh, Gourounsi, Haoussa, etc. venus d’autres horizons.

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Histoire administrative

Créée comme poste administratif en 1904, Banfora est aussi appelée la cité du « Paysan  Noir ». En effet, la ville était considérée comme le grenier du Burkina Faso et un film intitulé « Le paysan noir » y a été tourné à l’époque. Banfora devient cercle (division territoriale) le 4 mai 1951. La ville sera érigée en commune en 1959 avec comme premier maire Begnon Koné, élu le 03 janvier 1960. Elle deviendra chef-lieu de département en 1974, Commune de plein exercice en 1975 puis chef-lieu de province en 1984. L’actuel maire est Souleymane Soulama.

Une économie enviable

Banfora est une ville à l’économie dynamique : elle compte 4 banques, 1 guichet de micro finance étatique et 2 bureaux de micro finance privés.

En plus de l’agriculture et de l’industrie, les principales activités économiques sont basées sur l’artisanat (en particulier la vannerie), la Pêche et le Tourisme. Banfora en raison de conditions géographiques particulièrement adaptées à la culture de la canne à sucre est le siège de La Société Nouvelle de la SOciété SUcrière de la COmoé (SN SOSUCO) qui produit 54 000 tonnes de sucre pour le territoire national, et fournit la totalité de sucre consommé dans le pays.

La ville compte parmi les cinq plus grandes agglomérations du Burkina Faso et la région des Cascades participe pour environ 20% du PIB national

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Tout ce qui brille n’est pas forcement de l’or

Comme toutes les autres villes du Burkina Faso, Banfora connaît des handicaps, notamment la dégradation des voies due aux fortes pluies et au manque de caniveaux. Il y a aussi le nombre réduit des compagnies de transport.

La crise économique mondiale a eu un impact sur l’économie régionale, du fait de la hausse des produits de première nécessité (si nous prenons le cas du riz dont le kg coûtait 250f CFA, il coûte maintenant 450f), des intrants et des pièces détachées des machines pour les différentes industries de la place.

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Une promesse est une dette

La mairie nous promet la création d’emplois pour essayer de réduire au maximum le taux de chômage qui est à 48%.

Pour le problème de la dégradation des voies, la mairie préconise de creuser le maximum de caniveau et de goudronner les voies. En attendant, une solution a été trouvée : mettre de la mélasse (résidus des cannes à sucre) sur les principales voies non bitumées.

Rites et caractéristiques culturelles

Les trois ethnies les plus anciennes de la ville sont les TURKA, les GOUIN, et les KARABORO. Pour ne pas valoriser l’une de ces ethnies plus que l’autre, elles seront toutes présentées, l’une après l’autre.

N’hésitez pas à consulter le site qui vous propose chaque trimestre de nouvelles informations pour la découverte de nos merveilleuses cultures.

Découvrez d’abord le peuple des TURKA, et les autres seront présentés dans les prochaines éditions.

RITES ET CARACTERISTIQUES CULTURELLES :LES TURKA

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Dans la Comoé vit un peuple étonnant : Les TURKA, traditionnellement reconnaissables par des balafres sur les joues, leur culture animiste et leur courage légendaire dans le travail des terres. 



Histoire

Les TURKA viennent du Ghana, ils se sont installés au Nord et à Ouest de BANFORA dans des zones montagneuses, car ils aiment s’isoler. Ces grands villages sont : DOUNA MOUSSODOUGOU, KOLOKOLO, TOUMOUSSENI, FABEDOUGOU, BODADOUGOU.

La langue parlée est le TCHOURAMA.

Organisation sociale

Le chef de terre est le chef du village. Les coutumes sont héréditaires et se transmettent de l’oncle au neveu. Dans la médecine ils utilisent des racines, des feuilles, des écorces de certains arbres. La femme occupe toujours la seconde place dans la société. Dans la famille, le mari mange avec les garçons et la femme avec les filles.

Quelques spécialités TURKA : Le Bambara fait à base de pois de terre, le couscous fait à base de fonio accompagné d’une sauce de pâte d’arachides ou de sésame, le Bandji (jus issu d’un arbre appelé le rônier)...

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Agriculture et artisanat

Le TURKA est réputé grand cultivateur. Avec sa houe (ou daba) spécifique large et incurvée les TURKA

creusent de larges sillons à la manière d’une charrue.

Au Burkina Faso, le TURKA est spécialisé dans la culture du riz, du sésame, du fonio, des pois de terre, sans oublier l’arachide et le maïs. Durant la période coloniale jusqu’aux années 70, les TURKA ont beaucoup migré au Sénégal pour la culture de l’arachide.

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L’artisanat est basé exclusivement sur l’usage des feuilles de rônier qui servent à confectionner des nattes, des lits, des chaises, des paniers, des chaussures…

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Les croyances

Les TURKA, un peuple animiste

Traditionnellement, le peuple TURKA vénère les arbres, les montagnes, les collines, les pierres devant lesquelles les TURKA font des sacrifices. Chez eux, il n’y a pas de mort naturelle et ils cherchent à trouver toujours le motif du décès. Aujourd’hui, ils sont de plus en plus musulmans ou chrétiens.

La naissance

Dans la traduction, les femmes TURKA s’occupent de l’accouchement. Les hommes vont consulter des marabouts lorsque la femme à des difficultés d’accouchement. Les sacrifices sont faits en fonction des causes trouvées. Ils font également d’autres sacrifices après l’accouchement et la femme doit passer une semaine dans la maison avec le bébé pour le protéger des mauvais esprits. Avant les enfants devaient s’initier avant d’être considérés comme un adulte (les filles doivent être excisées et les garçons  circoncis)

Les fiançailles

Chez les TURKA, les fiançailles sont obligatoires et commencent dès la naissance, parfois même lorsque l’enfant est dans le ventre. Pour demander la main d’une fille TURKA, l’intéressé doit se présenter trois fois dans la famille de la fille avec du Bandji (boisson traditionnelle). Après avoir obtenu  la main de la fille, il doit faire des travaux champêtres pour sa belle-famille. En plus de ces travaux, il  offre du riz, du maïs, du sel, du fonio et 4000 cauris, qui constituent la dot. Mais les cauris sont les plus essentiels.

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Le mariage

Les TURKA peuvent se marier à toutes les autres ethnies, à l’exception des forgerons, des griots et des peuls.

Le mariage se déroule dans les deux familles des mariés. Le jour du mariage, la mariée doit se cacher très tôt le matin. Les femmes de ses beaux-frères doivent la retrouver avant la cérémonie. Le soir, les femmes accompagnent la mariée chez son mari. Lorsqu’elles arrivent à un carrefour, la mariée qui porte toujours ses habits de jeune fille, change de vêtements et s’habille en homme, avec un grand boubou suivi des souliers, un béret, des lunettes, etc. Ce changement de vêtements symbolise le départ de la mariée de sa famille paternelle pour sa belle-famille. Une fois chez le mari, la famille fait jouer un morceau de musique typique pour la mariée. Tous les oncles et les frères du mari doivent mettre de l’argent dans un panier que tient la mariée pour lui souhaiter la bienvenue.

L’adultère de la femme est condamné chez les TURKA.

La mort

Lors du décès d’un vieux, ses enfants ou ses neveux font jouer le balafon (instrument de musique traditionnel). Les enfants du défunt ne doivent pas manger avant l’enterrement. Les oncles sont chargés de trouver la cause du décès. Les chefs de village et les initiés sont enterrés dans des tombes particulières à des heures tardives, car les femmes et les enfants ne doivent pas assister à l’enterrement.

Attractions touristiques

BANFORA, L’UNIVERS DES SITES TOURISTIQUES

Banfora possède les sites les plus visités du Burkina Faso. Ils attirent de nombreux touristes venant du pays et de l’étranger. Parmi ces sites nous vous présenterons les Pics de Sindou et le Lac de Tengrela.

Restez toujours branchés car nous vous présenterons régulièrement de nouveaux sites touristiques

LES PICS DE SINDOU

Sindou, un paradis

Qui n’a jamais rêvé de résider à Sindou ?

Ce beau village senoufo est un nid douillet. Serti dans une verdure luxuriante avec des ruisseaux qui serpentent gracieusement entre les fleurs odorantes, le village est clôturé par les pics qui laissent une porte à l’entrée, comme une invitation à venir découvrir ses merveilles…

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Massawari et les génies des Pics

Il y a des millions d’année, la montée marine a laissé des sédiments qui ont été sculptés par l’érosion, le vent et la pluie donnant naissance aux Pics dans la région de la Léraba plus précisément à Sindou.

Au fil des années bien des peuples se sont installés dans la région ; mais la plus captivante et émouvante des histoires est celle de Massawari Ouattara, un grand chasseur venu du Mali et qui s’était installé sur le lieu.

Massawari Ouattara était de l’ethnie Senoufo. Pour celle-ci, le Serpent est un animal sacré. On raconte que le peuple de Massawari a suivi les traces d’un Serpent depuis le Mali jusqu’aux Pics. N’y voyant plus les traces sur le plateau au sein du site, le peuple s’y installa.

Le serpent sacré vivait dans les lieux et protégeait les habitants. Ces derniers signèrent un pacte avec les esprits des Pics qui vivaient dans une grotte en contrebas. En ce temps, le village ne vivait que de chasse, et les esprits et le Serpent sacré promirent de les protéger et de leur donner le nécessaire pour vivre, à l’unique condition qu’aucune femme ne se rende jamais dans leur grotte. Massawari était sensé leur rendre visite chaque fois qu’il allait à la chasse.

Le chef et son peuple vivaient heureux et en parfaite harmonie jusqu’au jour où, en l’absence de Massawari, sa première femme chercha à découvrir le mystère de la grotte. Or, comme chacun sait, les esprits sont des créatures de parole : leur colère se déchaîna donc sur la femme curieuse qui avait rompu le pacte. Ils la rendirent aveugle et muette ! A ce moment, Masawari était parti à la chasse pour une semaine. Compte tenu de la situation, son petit frère chercha une solution, en vain. En ce temps les hommes, qui comprenaient bien des choses, communiquaient avec les animaux. Masawari appris donc la nouvelle grâce à un oiseau et il revint immédiatement dans la grotte afin de demander des excuses aux esprits. Incapable de gérer la situation, il disparu et laissa son épée pour signifier à son peuple qu’il n’avait rien pu faire...

Vu les circonstances, le petit frère et le griot trouvèrent un consensus avec les esprits qui leurs accordèrent leur protection à condition qu’ils apprennent à cultiver. C’est alors que le petit frère de Massawari et son peuple s’installèrent à 1 km des pics et créèrent le village de Sindou. Une grande fête fut organisée pour remercier les esprits et pour faire les funérailles du chef.

Depuis lors certains endroits du plateau sont devenus des lieux sacrés…

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Jusqu'à la limite du réel

Depuis ce jour les Pics sont sacrés pour les habitants du village de Sindou. Encore aujourd’hui, ils y organisent des cérémonies, font des sacrifices sur le site et les jeunes du village y sont initiés avec le Serpent sacré.

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Il y a donc des interdits tant pour les habitants du village que pour les visiteurs. Par respect pour les traditions, il est donc important de respecter ces interdits : il est formellement défendu de déposer et de prendre quelque chose sur le site et un couple ne doit pas passer la nuit sur les Pics, au risque de s’exposer à la colère des génies de la grotte… On raconte que dans les années 1987-1988 un couple n’ayant pas respecté cet interdit a disparu !

Ce qui prouve que jusqu'à nos jours, Sindou n’a pas fini de nous révéler ses mystères...

 

LE LAC DE TENGRELA

A la découverte des merveilles de Tengrela

Tengrela est un site situé à 7km à l'ouest de Banfora. les Karaboros sont les autochtones.

On y trouve un lac naturel : le LAC DE TENGRELA qui a pour dimension 3,5km de long sur 1km de large avec une profondeur d'environ 40km. La transformation du lieu en site touristique a été effectuée par les colons, à cause de la richesse et la beauté du lieu. On peut visiter le lac de 7h à 18h.

Le Lac de Tengrela : une barrique de mil

En plus de son eau douce et accueillante, le Lac regroupe en son sein d'une importante faune marine et terrestre comme des hippopotames, des caïmans, des carpes, des silures, des capitaines...On raconte qu'il y a été pêché une fois un capitaine de 160kg... Le Lac compte également des végétaux tel que le nénuphar.

L'hivernage est la meilleure période pour observer les caïmans et les hippopotames, surtout quand le lieu est calme.

De nos jours on dénombre environ une certaine d'hippopotames qui sont plus observables que les caïmans.

Les hippopotames du LAC de Tengrela

Vous voulez découvrir l'image réelle de ces hippopotames, alors faites le déplacement sur le site

 

Bon à savoir!

Le lieu n'est pas sacré mais des sacrifices y sont faits par les villageois. Les hippopotames du Lac ne sont pas sacrés, donc ils restent dangereux et il est déconseillé de les approcher à moins d'une dizaine de mètres!

Par ailleurs, la chasse y est formellement interdite et la surveillance est effectuée par  les agents des Eaux et Forêts.

Les période propices pour les visites se situent entre Janvier et Mars. A ces périodes le site reçoit 140 à 200 touristes par mois. Ces chiffres augmentent chaque année.

Concernant les tarifs des visites, ils varient de 1000frs pour les visites simples effectuées en pirogue à 2000frs pour la visite des hippopotames.

S'agissant de la gestion du site, seul le village gérait le site mais aujourd'hui il collabore avec l'ONTB (Offre National du Tourisme Burkinabè) et la Préfecture. Les guides recrutés par l'ONTB dirigent et expliquent davantage le site aux visiteurs qui doivent respecter les consignes des piroguiers et des guides.

Un espace généreux et fécond

Grâce au site on a eu une diminution du taux de chômage par le recrutement des guides et des personnes qui gèrent le site.

De plus, le Lac constitue un approvisionnement de la population en poisson.

Enfin, il fertilise les champs et les rizières pour les cultures de contre-saison, ce qui constitue un grenier pour la population.

 

couché du soleil sur le LAC

Vous rêvez de découvrir le Lac de Tengrela?

Ce piroguier vous attend pour le reste de la découverte, qui ne finira pas de vous étonner!

 

 

 

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